Journal d'un prof de campagne au bord de la crise de nerfs…

Réflexions aléatoires et hautement discutables d'un enseignant de terrain féru d'histoire, de chansons à textes divers et variés et (presque) toujours en vacances.

  • « […] Jusqu’au jour, que j’appelle de tous mes vœux, où la liberté complète d’enseignement pourra être proclamée, et en commençant je vous ai dit à quelles conditions, jusqu’à ce jour-là, je veux l’enseignement de l’Église en dedans de l’Église et non dehors. Surtout je considère comme une dérision de faire surveiller, au nom de l’État, par le clergé l’enseignement du clergé. En un mot, je veux, je le répète, ce que voulaient nos pères, l’Église chez elle et l’État chez lui […] ».

    Victor Hugo, Discours à la Chambre des députés, 14 janvier 1850.

    Nous avons besoin d’une École protégée des passions religieuses et politiques, d’un État qui garantisse le droit de croire ou de ne pas croire, le libre exercice des cultes dans le respect des lois, d’un État qui protège ses professeurs et l’ensemble de ses agents. Où tout un chacun peut, s’il le désire, aller voir un film sur le combat de Charlie Hebdo et son avocat Richard Malka sans constater que la salle est protégée par des policiers (expérience vécue par l’auteur à Lyon récemment) … ou simplement ne pas être dans l’impossibilité de le voir parce que les cinémas de la ville ont refusé de le diffuser par peur de dégradations ou pire…. (update : le film est enfin disponible sur la plateforme de streaming de Canal + ! ).

    N’oublions jamais que la laïcité est une conquête (à l’histoire longue et mouvementée) et qu’il est donc fondamental de la préserver, de la défendre et de l’illustrer tous les jours. Et sans oublier qu’elle s’applique à TOUTES les religions. Les récents événements relayés dans les médias relatifs à l’enseignement privé nous rappellent qu’on ne doit pas focaliser notre regard sur une seule.

    Aussi relisons le grand discours de Victor Hugo, alors député de la Seine, à la Chambre des députés en janvier 1850 que nous rappelait avec justesse Henri Pena-Ruiz dans Marianne récemment. En voici un extrait célèbre :

    « […] Jusqu’au jour, que j’appelle de tous mes vœux, où la liberté complète d’enseignement pourra être proclamée, et en commençant je vous ai dit à quelles conditions, jusqu’à ce jour-là, je veux l’enseignement de l’Église en dedans de l’Église et non dehors. Surtout je considère comme une dérision de faire surveiller, au nom de l’État, par le clergé l’enseignement du clergé. En un mot, je veux, je le répète, ce que voulaient nos pères, l’Église chez elle et l’État chez lui […] ».

    Oui définitivement laissons les religions (toutes les religions) chez elles et l’État (et singulièrement l’École) chez lui. Et laissons les enseignants travailler !

    Au début des années 2000, ce thème n’intéressait personne. Plusieurs signaux inquiétants sont apparus ensuite, dénoncés par quelques courageux hurlant dans le désert. Rapport Obin, tribunes de professeurs de terrain… Le sujet était systématiquement enterré, voire mis au panier… quand les lanceurs d’alerte n’étaient pas traités de suppôts de l’extrême-droite. Et que dire des suites des attentats de « Charlie Hebdo » où nombre de « sachants » ont estimé que Charb, Tignous, Cabu and co devaient être tout de même un peu racistes pour s’emparer de ces questions….

    Alors qu’est-ce que la laïcité ? Soyons honnête bien peu de personnes, même dans le corps enseignant… ce qui en dit long mais c’est un autre sujet, sont à l’aise avec ce principe et bien en peine de l’expliquer clairement même si, confusément, ils savent ce qu’il implique et ce qu’il garantit. Dans l’introduction de son livre « De la laïcité en France » Patrick Weil le dit clairement : « Les professeurs sont comme la majorité des Français, attachés à la laïcité, craignant pour son avenir, mais souvent incapables de la définir« … A titre personnel j’ai souvenir des réunions entre collègues suite à l’assassinat de Samuel Paty puis de Dominique Bernard et j’ai bien réalisé à quel point nous étions devenus hésitants, peu sûrs de nous mais aussi souvent terriblement seuls. Que faire ? Que dire ?… Souvent seulement quelques voix s’élevaient au milieu d’un silence mortifère, parfois même de l’abattement touchant parfois au découragement sur fond de peur et de sidération (en majorité des enseignants mais aussi parfois des personnels de direction, de vie scolaire, des administratifs…). Si je suis honnête cela était encore plus flagrant après le meurtre de Dominique Bernard à Arras… Triste et terrible constat… On le voit il est plus que temps de réagir et de ne plus rien laisser passer.

    Oui la laïcité est un principe. Un principe et non une valeur (comme le sont la liberté, l’égalité et la fraternité). Il permet justement leur accomplissement.

    Pourquoi ? Parce qu’il n’est finalement que la manifestation pleine et entière de la liberté de pensée. C’est la possibilité pour chacun d’avoir ses idées tout en acceptant de les mettre à distance (notamment en matière de religion et de politique) pour permettre le débat démocratique. C’est une arme contre le fanatisme qui permet à l’individu (et singulièrement à l’élève) d’utiliser sa Raison, de relativiser ses propres croyances, pour accepter la confrontation avec des opinions différentes. C’est enfin la possibilité pour chacun de n’être pas réduit ni enfermé dans une supposée « identité ». Elle permet la vie en société par-delà les différences de toutes sortes.

    La laïcité ce n’est pas la simple neutralité de l’État au nom des libertés individuelles, ce n’est pas non plus repousser la religion dans la sphère privée. Ce n’est pas que l’affirmation simpliste de la « liberté de croire ou de ne pas croire »… En vérité, ce qui remonte du terrain c’est qu’elle « est perçue par trop d’élèves comme un catéchisme répétitif, vide de sens, voire comme un régime d’interdits discriminatoires. C’est-à-dire rien de ce qu’elle est » (Patrick Weil). Et pourtant…

    C’est un principe positif et non restrictif. En vérité les seules limites à la laïcité (et donc à la liberté de pensée) sont celles des passions humaines qui mettent en péril l’ordre public. Il pose, certes dans un cadre, les conditions d’une totale liberté de pensée et c’est ce que l’on a trop oublié de rappeler dans nos enseignements.

    Oui c’est bien l’École par le développement méthodique et progressif de la Raison chez l’élève, par l’enseignement du fait religieux, par la confiance et l’autorité qu’elle accorde à ses professeurs… qui doit ancrer dans l’esprit de notre jeunesse ce principe de laïcité.

    C’est l’honneur de nos professions que d’accomplir cette tâche et il est plus que temps de soutenir fermement l’ensemble des personnels confrontés aux activistes, idiots utiles ou égarés qui soutiennent le contraire. Tout en n’étant pas « dupes de ceux qui, semblant découvrir opportunément une laïcité qu’ils haïssaient, s’en font les hérauts dans le but, à peine masqué, de stigmatiser l’islam et les musulmans ». Comme professeur d’histoire je ne puis que me reconnaître dans ces paroles de Natacha Polony : « Notre histoire est marquée par des guerres de religion sanglantes et une bataille séculaire contre l’emprise du catholicisme […] Des cours d’histoire seraient nécessaires pour faire comprendre aux jeunes musulmans français que la laïcité n’a pas été édictée contre leur religion et que l’islam est traité avec mille fois plus d’égards que ne le fut le catholicisme au cours des deux derniers siècles ». Oui c’est par l’instruction et l’École que la Concorde pourra revenir et que les maux de la société s’apaiseront. N’oublions jamais que la laïcité est une conquête (à l’histoire longue et mouvementée) et qu’il est donc fondamental de la préserver, de la défendre et de l’illustrer tous les jours.

    En cette rentrée scolaire, et malgré le marasme ambiant dans l’Éducation nationale, n’oublions pas le combat laïque. On lira à ce sujet avec intérêt, plaisir et parfois émotion le nouveau livre de notre collègue Delphine Girard : « Madame, vous n’avez pas le droit ». Pour se faire une idée sur cet ouvrage essentiel je vous conseille de lire les interviews de Delphine Girard dans Charlie Hebdo, L’Express ou Marianne de ces derniers jours. Voire même en vidéo ici pour le Figaro , ou ici sur LCI. On en fera ici une petite recension prochainement (si nous en trouvons le temps entre cours, copies, activités diverses… et vie familiale !, ah la dure vie de fonctionnaire !!!!).

    Cédric BIEL, professeur d’Histoire-Géographie en collège dans l’académie de Lyon.

    Sources :

    Patrick WEIL, De la laïcité en France, Grasset, 2021.

    Natacha POLONY, Changer la vie, pour une reconquête démocratique, éditions de l’Observatoire, 2023.

    Delphine GIRARD, Madame, vous n’avez pas le droit !, J.-C. Lattès, 2025.

    Isabelle COTTENCEAU, Dieu peut se défendre tout seul, film disponible sur la plateforme Mycanal.

  • Suicide d’une directrice d’école dans le Cantal : une nouvelle horreur, une de plus dans ce monde devenu fou de l’EN…

    « Elle passe d’un bruit qui court en une des kiosques / Elle peut faire passer ton père pour un tox’ / Court et court et elle prend de l’ampleur / Elle tourne autour de toi, la rumeur / Elle court de bouche en bouche, de porte en porte / Court et court et elle adore faire peur / Elle te montre du doigt, la rumeur / C’est un chuchotement dans un haut-parleur (gaffe, gaffe, gaffe à la rumeur) / Court et court, elle t’a dans son viseur / Elle parle déjà de toi, la rumeur / La rumeur est lâchée, prête à lyncher / La rumeur est lâchée, ton nom taché / Elle balance et elle crache, ce sont des vies qu’elle gâche ».

    CALOGERO, « La rumeur », album « Centre ville« , 2020.

        Le 1er septembre 2025, jour de la rentrée scolaire, Caroline Grandjean, ancienne directrice de l’école de Moussages (Cantal), a été retrouvée morte à Anglards-de-Salers. Alertés par une plateforme de prévention du suicide, les gendarmes ont découvert son corps « en contrebas d’un sentier, dans une zone escarpée », rapporte « La Montagne » qui consacre à ce drame de nombreux articles qui ne peuvent laisser insensibles. Cette disparition tragique intervient après plusieurs mois marqués par un profond isolement et un harcèlement homophobe persistant (voir aussi cet article de Marianne) (voir aussi le dossier de synthèse sur le site de La Montagne).

    Pas envie d’en rajouter. Pas envie de faire de longues phrases ni de coller des photos et des bougies. Cette terrible nouvelle devrait simplement tous nous faire hurler de rage ! Elle illustre bien des maux de notre société (l’intolérance, la peur de l’autre, le sentiment d’impunité derrière l’anonymat….) et une enquête fouillée sera indispensable pour connaître l’entière vérité sur ce drame. Que dire face à cette tragédie ? D’abord se recueillir, penser à cette collègue et à ses proches. Et demain chercher les responsables. TOUS les responsables. Et aussi les complices, même par aveuglement, petits et grands renoncements. Ou simplement pour avoir détourné le regard ou minimisé les choses. Par confort, par lassitude, par lâcheté aussi parfois.

    Tous les collègues, tous « Ceux du terrain », comme Maurice Genevoix parlait, toutes proportions gardées, de « Ceux de 14 » sont endeuillés ce jour.

    Nommée à Moussages en 2021, Caroline Grandjean avait vu son quotidien basculer en décembre 2023 avec la découverte d’un premier tag injurieux dans le préau de son école. D’autres inscriptions, plus violentes encore, avaient suivi : « Va crever sale gouine », « Gouine = pédophile ». Ces agressions anonymes, attribuées à un « corbeau », ont profondément marqué l’enseignante. Bien qu’elle ait tenté de poursuivre sa mission auprès des élèves, elle se disait de plus en plus épuisée et isolée.

    Malgré son souhait de rester en poste, le rectorat avait décidé de l’affecter à une brigade de remplacement, mesure qu’elle considérait comme une double sanction. Avant de revenir sur cette décision. Elle regrettait, selon plusieurs articles de presse locale et nationale, un « manque de soutien du village » et de sa hiérarchie, notamment de l’inspectrice académique. « À Moussages, ils ont eu ce qu’ils voulaient, mon départ », écrivait-elle en novembre 2024, confiant « lutter pour ne pas sombrer » face à une situation qu’elle jugeait « tellement injuste ».

    L’affaire avait dépassé le cadre local au printemps 2024, avec un article dans Marianne et une bande dessinée de Remedium (Cas d’école), qui mettaient en lumière le harcèlement qu’elle subissait. Toutefois, l’enquête judiciaire ouverte pour identifier l’auteur des menaces n’a jamais abouti, malgré l’analyse des écrits par les experts de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). « En l’absence de nouveaux faits », l’affaire a finalement été classée sans suite, selon le parquet d’Aurillac.

    Quelques jours avant sa mort, elle écrivait encore sur un groupe Facebook destiné aux directeurs d’école : « On ne peut pas se résigner, je ne peux pas me résigner. (…) La journée de lundi [1er septembre] sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. »

    Cédric BIEL, professeur d’Histoire-Géographie en collège dans l’académie de Lyon.

  • Soutien au combat de Mickaëlle Paty pour la mémoire de son frère !

    « One man come in the name of school / One man come and go / One man just come to teach / One man to act for liberty / In the name of school / What more in the name of school ?

    Early evening, October sixteen / A knife out in the French sky / Free at last, they took your life / They could not take your pride / In the name of school / What more in the name of school ? / In the name of school / What more in the name of school ? « 

    D’après U2, « Pride (In the Name of Love) », album « The Unforgettable Fire », 1984.

    Retour sur le combat de Mickaëlle Paty en cette semaine de rentrée scolaire.

    Dans une tribune publiée dans Marianne le 20 mars 2024 Mickaëlle Paty faisait le point sur la situation et expliquait le sens de son action. .

    Mickaëlle Paty accuse l’État d’avoir failli à sa mission de protection de l’un de ses agents, son frère. Son avocate explique : « Nous attendons que l’État reconnaisse sa responsabilité dans cet engrenage fatal qui aurait pu être maîtrisé, mais qui ne l’a pas été en raison d’une série de négligences et, il faut le dire, d’un certain manque de courage. » Elle poursuit : « Nous attendons qu’il assume ses fautes passées pour que justice soit rendue à Samuel Paty, mais aussi car l’éthique de responsabilité ne doit pas s’arrêter aux portes de l’État ».

    A titre personnel l’assassinat de notre collègue en octobre 2020 a constitué un électrochoc. J’étais alors un professeur d’Histoire-géographie de collège consciencieux et investi mais finalement assez éloigné des dangers qui nous guettent. Carrière classique, affectation actuelle en zone périurbaine plutôt tranquille, bien noté par la hiérarchie, syndiqué dans l’organisation que je jugeais alors la plus à-même de peser par sa visibilité médiatique et son omniprésence en salle des professeurs pour améliorer notre sort etc… L’assassinat de Samuel Paty m’a réveillé d’un assoupissement qui s’annonçait de plus en plus prononcé et, pour tout dire, assez lâche. J’ai été alors ébahi des réactions (molles ou absentes, voire ambiguës…) de la plupart des organisations syndicales et aussi parfois, et c’est terrible, de bien trop de collègues. Cela s’est d’ailleurs confirmé, de manière encore plus nette, avec le drame d’Arras dont a été victime Dominique Bernard.

    Samuel Paty devrait avoir la cinquantaine aujourd’hui. Moi j’en aurai 49 en octobre prochain. Le même métier, presque le même parcours et le même âge…. Des points communs : l’Auvergne comme point de départ, Lyon (ses études supérieures et son année de stage pour lui, mon académie actuelle dans mon cas), l’affectation en Seine et Marne en début de carrière, comme TZR puis en poste fixe, un enfant en bas âge…. Plein de différences sûrement aussi… Pourquoi lui ? Est-ce que chacun a fait son examen de conscience dans notre Éducation nationale si « bienveillante » ? Est-ce que l’institution joue mieux son rôle aujourd’hui ? Est-que la figure du professeur est enfin respectée, au moins protégée ? Des progrès ont été réalisés c’est vrai mais toutes les leçons ont-elles été tirées ?

    Mickaëlle Paty dans sa tribune donnée à Marianne écrivait : « Si la volonté est que de pareils drames ne se reproduisent vraiment pas, alors il faut avoir le courage de les regarder en face, de les comprendre d’abord puis de reconnaître les responsabilités de chacun dans l’engrenage infernal qui a fini par l’attaque terroriste islamique et la décapitation de mon frère. Chacun doit assumer sa propre responsabilité et celle de l’un n’amoindrit pas ou n’exclut pas celle de l’autre ».

    Il est temps que la République soit vraiment aux côtés de ses « hussards noirs » autrement que le temps d’une cérémonie, et qu’au lieu de laisser lentement périr son école, elle sache la défendre et se mettre au niveau de ceux qui consacrent leur vie à la transmission des connaissances, à l’élévation de la jeunesse, à la propagation des Lumières. Il est temps que le gouvernement prenne conscience du fait que le corps enseignant est le premier et peut-être le seul rempart contre l’obscurantisme ; les terroristes eux l’ont bien compris et c’est précisément la raison pour laquelle ils s’attaquent à des professeurs. Et cela a des conséquences !

    Une étude de l’IFOP de décembre 2022 avait révélé que 56% des professeurs du secondaire déclaraient s’être auto-censurés afin d’éviter tout incident déclenché au nom de convictions religieuses ou « philosophiques » : c’était 7 points de plus qu’en 2020 et 20 points de plus qu’en 2018 ! L’auto-censure des collègues, autrement dit la peur, est une réalité, et celle-ci n’est pas l’un des moindres dégâts collatéraux de ces discours qui, sous couvert d’expliquer, finissent par excuser l’abjection. On ne peut que les condamner solennellement et avertir tous ceux qui, au sein de l’Éducation nationale, font preuve de complaisance envers le terrorisme d’une manière ou d’une autre, qu’ils contribuent par leurs postures à installer la confusion dans les esprits, ceux des plus jeunes notamment.

    Ces discours, ou plutôt ces lâchetés, nous les connaissons trop bien, nous enseignants. Elles ont conduit certains à mettre en doute les compétences de Samuel Paty en matière de laïcité ou bien à estimer qu’il avait commis une faute

    Samuel aimait le groupe de rock irlandais U2, nous le savons tous depuis la cérémonie d’hommage aux Invalides où la chanson « One » a été diffusé dans une séquence poignante. C’est pourquoi j’ai voulu, en conclusion, adapter ces quelques paroles d’une autre chanson du groupe (« Pride  » soit fierté).

    « Early evening, October sixteen / A knife out in the French sky / Free at last, they took your life / They could not take your pride / In the name of school / What more in the name of school ? / In the name of school / What more in the name of school ? »

    Oui Samuel, oui Mickaëlle ils n’auront pas votre fierté. Ton combat, votre combat c’est celui de l’École, c’est celui de la République. Et vous n’êtes pas seuls.

    Et si vous ne l’avez pas encore fait courez acheter le livre de Mickaëlle co-écrit avec Emilie Frèche : « Le cours de Monsieur Paty » chez Albin Michel. Sa lecture ne vous laissera pas indemne. Et, je l’espère, ouvrira les yeux des endormis et galvanisera les laïques afin que l’École, le Ministère, la République agisse fermement pour garantir ce principe fondateur.

    Cédric BIEL, professeur d’Histoire-Géographie en collège dans l’académie de Lyon.